Au départ la trouvaille d’une pierre ressemblant aux Vénus paléolithiques.
J’en ai fabriqué un moule pour permettre une reproduction par tirage.
Reprenant l’esthétique de présentation des bijouteries ou des musées de Cultures anciennes, cette Vénus couleur saphir (placée dans son écrin, qui est aussi le moule qui l’a
vue naître) tourne lentement à la manière des présentoirs.

Faisant écho à la naissance de Vénus de Botticelli, la coquilles Saint-Jacques est ici remplacée par le moule de la pierre. Ce moule est la fois symbole de création, de reproduction et de multiples mais aussi de naissance : chaque tirage reproduit les mécanismes constitutifs de la création d’une pierre (cristallisation, fusion, solidification).

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La fonte de Vénus, prise entre deux corps, fait surgir vers le haut, l’empreinte ou la naissance d’une coulée. #séparation

Trapéziste est une installation interactive se constituant d'un plateau de bois, sur lequel sont ordonnés plusieurs alignements de pierres de petite taille, et d’un mécanisme électronique. 
Ressemblant de loin à une table basse (trapèze, du grec ancien trapezion, signifie "petite table"), le visiteur à son approche déclenche un mécanisme qui fait vibrer la table et par là même trembler les pierres.
Se rajoute alors au mouvement, la dimension du son : les turbulences des pierres qui s'entrechoquent entrainent un cliquetis qui s'accroît.
Les pierres progressivement désordonnées finissent par tomber du plateau, si l’activation est suffisamment répétée.

Le visiteur, potentiel déclencheur du mécanisme, observe l’évolution des alignements et l’éventuelle chute possible d'une pierre, le plaçant alors dans l’interrogation de son mouvement (repositionner ou non les pierres au centre du plateau), et des conséquences de son immobilité.

 

Trapéziste fait référence au saut et par conséquent à l'éventualité de la chute. L’un des intérêts ici est que le visiteur s’arrête, les pierres tremblent pour attirer son attention, son regard et lui offrent un « ballet géologique ».