Devenir jadis de souffle et d’air est une série en cours composée aujourd’hui de 3 pièces, chacune se présentant sous la forme d’un drapeau. Sur chacun d’eux se distingue un blason cousu à la main sur une feutrine colorée.

Le blason réalisé dans le cadre d’une édition par le collectif La Valise en 2016, est une pièce brodée mécaniquement. Au premier plan de l’image on peut voir deux coquillettes se
faisant face, reliées l’une à l’autre par un fil.
Ces coquillettes, clin d’oeil aux colliers de pâtes faits par les enfants, évoquent, par la forme de leur boucle, l’idée de cycle et de temps.

Au second plan apparaît un paysage représenté sous des traits schématiques. Composé d’un champ vert, surmonté d’un soleil, il est placé sous un ciel nuageux.

Ces éléments évoquent l’idée de saison, d’environnement, de climat, du passage du champ (par la transformation du blé cueilli) à la pâte fabriquée.
On retrouve ici l’idée d’intervention de l’homme sur la nature, de transformation, de recommencement.

Le titre de l’oeuvre, Devenir jadis de souffle et d’air, telle une devise, proclame l’impermanence des choses, un déplacement dans le temps, par l’usage de l’oxymore « devenir jadis ».
« De souffle et d’air », lui, sert ici à illustrer le caractère fugace mais répétitif de certains cycles.